Feeding for baby
Par Philips
08/16/2023
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Aussi fascinants que complexes, les seins sont une merveille de la nature, leur développement commence dès le stade embryonnaire, dans le ventre de la maman. Ils apparaissent d'abord sous la forme d'un tissu épaissi, qui évolue ensuite en bourgeons mammaires avant de former les glandes mammaires, les canaux lactifères, au complexe aréolo-mamelonnaire, ainsi que la pigmentation.
À la puberté, le corps d'une fille commence à produire l'œstrogène et la progestérone nécessaires à la croissance et au développement de ses seins. L'œstrogène stimule la formation des canaux lactifères, tandis que la progestérone est responsable du développement des glandes mammaires.
Naturellement, le sein est recouvert de peau, mais celle qui entoure le mamelon (l'aréole) est très différente de la peau "ordinaire". Plus foncée, elle se caractérise par la présence des tubercules de Montgomery, un ensemble de glandes sébacées, sudoripares et accessoires qui entrent en activité pendant la grossesse et peuvent apparaître sous forme de petites protubérances. Ces glandes produisent une substance huileuse aux propriétés antibactériennes, qui protège le mamelon et dégage une légère odeur destinée à aider le bébé à trouver le sein de sa mère.
L'aréole contient également des fibres musculaires lisses, permettant au mamelon de se dresser lorsqu'il est stimulé. Ce phénomène est dû à la présence de terminaisons nerveuses sensorielles et tactiles, sensibles au moindre contact. Le mamelon contient entre 10 et 15 pores, correspondant à l'ouverture des canaux galactophores du sein, par lesquels le bébé se nourrit.
En remontant à l'intérieur du sein, les canaux galactophores rejoignent les lobules, les glandes productrices de lait. Ce tissu glandulaire représente environ 10 à 15 % du volume mammaire. Le sein est également constitué de tissu adipeux, ainsi que de bandes fibreuses de tissu conjonctif, les ligaments de Cooper, qui soutiennent le sein et lui confèrent sa forme.
Pendant la grossesse, les bandes fibreuses de tissu conjonctif diminuent, tandis que les lobes du tissu glandulaire augmentent. Au cours des premiers mois de gestation, les canaux galactophores se développent et se ramifient au fur et à mesure que le bébé grandit. Avec la progression de la grossesse et l'augmentation du taux de progestérone maternelle, les lobes mammaires poursuivent leur développement et le colostrum commence à se former dans la glande mammaire, à l'intérieur de petites alvéoles.
La production de colostrum se maintient tout au long du développement du bébé. Des cellules sécrétrices se forment également, chargées de produire et de libérer les protéines du lait. Au cours du dernier trimestre, le taux d'ocytocine de la mère augmente, entraînant une modification des canaux galactophores qui propulse le lait vers le complexe aréolo-mamelonnaire.
Toutes ces glandes et ces tissus dépendent d'un bon apport sanguin. Environ 60 % du flux sanguin vers le sein provient de l'artère et de la veine mammaires internes, qui longent le sternum de chaque côté. Les 30 % restants sont assurés par l'artère et la veine axillaires, issues des aisselles. Enfin, les branches latérales des artères intercostales, qui irriguent les côtes, constituent également une source de vascularisation des seins.
Les seins, ainsi que le complexe mamelon-aréole, sont également reliés à un système lymphatique élaboré Le plexus de Sappey constitue un réseau superficiel qui draine la lymphe provenant de la peau du sein, du mamelon et de l'aréole.
Cette lymphe s'écoule vers un système lymphatique plus profond, chargé de drainer le tissu mammaire. Environ 87 % du liquide lymphatique est dirigé vers les ganglions lymphatiques axillaires, tandis que les 3 % restants empruntent la voie des ganglions mammaires internes.
Une fois le bébé né, les seins sont prêts à entrer en action. Les taux d'œstrogène, de progestérone et de lactogène placentaire chutent, tandis que son taux de prolactine augmente. C'est le signal pour les glandes mammaires de produire du lait pour le nouveau-né. À ce stade, le colostrum, puis le lait, remplissent les alvéoles et les canaux galactophores.
Il ne reste alors plus qu'au nourrisson de stimuler le mamelon de sa mère. L'ocytocine, également appelée l'hormone du bonheur, entre en jeu et déclenche l'écoulement du lait, en provoquant la contraction des cellules entourant les canaux galactophores. Le bébé peut ainsi téter et grandir en bonne santé.
1McGuire K.P. (2016) Breast Anatomy and Physiology. In: Aydiner A., İğci A., Soran A. (eds) Breast Disease. Springer, Cham.