L’hôpital Paris-Saint-Joseph et l’hôpital Marie-Lannelongue sont des établissements associés au sein de l’un des principaux pôles d’excellence français en matière de prise en charge du cancer. Les hôpitaux ont conclu un partenariat avec Philips pour intégrer pleinement l’anatomopathologie numérique dans leur flux de travail d’imagerie d’entreprise, afin de permettre aux équipes soignantes d’accéder à des informations diagnostiques complètes aux niveaux anatomique, cellulaire et moléculaire. Ainsi, grâce à l’intégration des flux de travail d’anatomopathologie numérique et de radiologie, les comités pluridisciplinaires des deux hôpitaux seront mieux à même d’orienter les parcours de soins personnalisés des patients atteints de cancer.
« La transformation numérique s’est avérée fructueuse pour les pathologistes, permettant une organisation facilitée et des flux de travail plus efficaces. De nouvelles fonctionnalités, telles que les mesures et l’alignement de plusieurs lames, favorisent une meilleure collaboration au sein de l’équipe soignante et contribuent à améliorer le parcours vers le diagnostic », explique le Dr Julien Adam, chef du service d’anatomo-pathologie de l’hôpital Saint-Joseph. « Ce partenariat avec Philips nous permet d’intégrer toutes nos données d’imagerie au sein d’un diagnostic intégré, afin d’améliorer la prise de décision clinique et les soins prodigués aux patients. Du point de vue clinique, la disponibilité des lames virtuelles lors des réunions multidisciplinaires renforce l’implication des pathologistes pour nous aider à organiser et à optimiser l’analyse de l’échantillon et déterminer les soins à apporter aux patients, afin d’établir à terme une norme de référence pour les diagnostics intégrés en oncologie. »
L’expérience du groupe hospitalier en matière de pathologie numérique avec Philips a débuté en 2020, et les deux sites hospitaliers génèrent environ 150 000 lames par an. Le Dr Adam déclare : « La transformation numérique a été une réussite pour les pathologistes, et maintenant la plupart d’entre eux préfèrent travailler de manière numérique. » De nombreux cas nécessitent un second avis ou une consultation d’experts. L’anatomopathologie numérique facilite également l’enseignement et la formation des pathologistes. L’anatomopathologie numérique rend les images microscopiques bien plus accessibles et crée de nouvelles opportunités de partenariats, en faisant entrer la pathologie dans l’ère numérique et en renforçant notre collaboration avec l’imagerie médicale. »
Notre objectif est de promouvoir de nouvelles façons de caractérisation des maladies afin d’aider les cliniciens et les patients à prendre des décisions personnalisées. Nous n’en sommes qu’au début, et l’identification des modalités et des applications pertinentes constitue un défi majeur.
Pour l’équipe, la disponibilité de lames virtuelles lors de réunions pluridisciplinaires renforce la participation des pathologistes, ce qui apporte une valeur ajoutée à la prise en charge des patients tout en optimisant l’analyse effectuée par les pathologistes.
L’objectif est d’inclure l’ensemble des données d’imagerie du contexte clinique au sein d’un diagnostic intégré, ce qui constitue une approche précieuse pour orienter la prise de décision clinique et améliorer la prise en charge des patients. Le Dr Marc Zins, chef du service de radiologie et directeur médical du groupe hospitalier, déclare : « En ce qui concerne le diagnostic intégré, ce que nous envisageons, c’est l’image d’un puzzle. Chaque pièce du puzzle correspond à un diagnostic établi par la pathologie, la radiologie ou la biologie et, en assemblant ce puzzle, nous sommes en mesure d’avoir une approche personnalisée de la maladie du patient. L’objectif principal est finalement d’améliorer la prise en charge des patients. »
Régis Moreau, directeur général du groupe hospitalier, déclare : « Il ne s’agit pas simplement d’un projet de numérisation, mais plutôt de modernisation des technologies et des processus, en les rendant plus fiables. Avec Philips, nous proposons ensuite cette approche à d’autres centres, et nous apprenons étape par étape. Toute innovation nécessite des apprentissages et une période de mise en œuvre, et c’est ce que nous allons faire avec Philips. »