La norme DICOM permettra une intégration fluide des scanners d’anatomopathologie numérique avec les visionneuses, les applications d’IA, les PACS et les systèmes d’archivage neutre (VNA) provenant de différents fournisseurs. Bien qu’il soit encore possible de partager des images de lames entières (WSI) propriétaires entre des systèmes sans DICOM, tous les fournisseurs devraient adapter leur système pour qu’il fonctionne avec chaque format de fichier propriétaire unique. Philips a toujours soutenu cette initiative et continuera à le faire grâce à un kit de développement logiciel (SDK) accessible au public et à une visionneuse de fichiers iSyntax gratuite.1
Philips a été le premier fournisseur au monde à commercialiser un système d’anatomopathologie numérique certifié pour le diagnostic in vitro (à la fois certifié CE-IVD en 2013 et ayant obtenu l’autorisation DeNovo de la FDA en 2017). Cela a nécessité une collaboration étroite avec les autorités réglementaires afin de mettre en place un nouveau cadre réglementaire destiné à être utilisé par l’ensemble du secteur. Comme l’anatomopathologie numérique est une modalité d’imagerie numérique relativement récente par rapport à la radiologie et à d’autres modalités d’imagerie, il n’existait pas de norme DICOM et tous les fournisseurs de solutions d’anatomopathologie numérique ont développé leur propre format propriétaire. Aucun laboratoire n’utilise actuellement exclusivement des images DICOM dans le cadre d’une solution d’anatomopathologie numérique de bout en bout pour le diagnostic primaire.
La norme DICOM vise à assurer l’interopérabilité entre les scanners, les visionneuses et les autres systèmes d’anatomopathologie. Les autorités réglementaires, telles que la FDA, exigent qu’un système fermé de bout en bout (à savoir un scanner, une visionneuse d’images et un moniteur) soit testé en tant qu’entité unique. C’est pourquoi il reste difficile pour les fournisseurs de mettre en place un écosystème ouvert qui permette l’interopérabilité tout en restant conforme aux exigences réglementaires.
Un dossier DICOM typique contient des informations sur le patient et sur l’étude ou le cas. Étant donné que la norme DICOM s’inscrit dans le contexte radiologique, ces données sont déjà connues au moment de l’acquisition de l’image. Ce n’est pas le cas dans le flux de travail de l’anatomopathologie numérique, car les numérisations peuvent être effectuées sans information préalable sur le patient ou l’étude ou le cas. Un scanner autonome d’anatomopathologie numérique ne peut pas lire les données DICOM ; un logiciel spécialisé est donc nécessaire pour lire et générer un fichier DICOM complet intégrant les informations sur l’étude et les données provenant d’un système d’information de laboratoire (LIS). Le groupe de travail 26 continue de débattre d’une solution à ce problème. Tous les PACS/VNA ne sont pas prêts à prendre en charge les WSI en raison de leurs attributs spécifiques et de la taille des fichiers. Philips a l’intention d’intégrer le PACS/VNA dans sa solution d’anatomo-pathologie numérique.
Philips soutient fortement la normalisation et est membre du groupe de travail 26, chargé de soutenir, développer et tester les normes DICOM relatives aux images de lames entières (WSI). Philips a contribué aux suppléments 145 et 122 relatifs aux WSI. De plus, Philips est membre du groupe de travail sur la réglementation et les normes de la Digital Pathology Association (DPA).
Philips propose une fonctionnalité d’exportation DICOM qui convertit son format iSyntax en un fichier JPEG2000 sans perte, conforme à la norme DICOM.1 Les fichiers DICOM de Philips ont fait leurs preuves lors des Connectathons DICOM organisés au cours des sept dernières années. En 2023, nous avons testé avec succès une fonctionnalité d’exportation DICOM améliorée lors du Connectathon 2023. Vous trouverez plus d’informations dans la Déclaration de conformité aux normes DICOM de la solution Philips IntelliSite Pathology, qui contient des informations détaillées sur les fichiers DICOM.
Afin de préserver un écosystème ouvert pour l’anatomopathologie numérique tout en garantissant la qualité, la sécurité et les performances numériques, Philips continuera d’améliorer et d’adapter l’exportation DICOM à mesure que la norme évoluera.
À l’avenir, Philips proposera la prise en charge des formats de fichiers DICOM et iSyntax pour la solution Philips IntelliSite Pathology.2 Cela garantit une solution polyvalente capable de répondre aux exigences actuelles et futures en matière d’anatomopathologie, afin que l’interopérabilité ne soit plus un souci pour les utilisateurs existants et nouveaux. Philips restera un membre actif du groupe de travail 26 pour développer, tester et adopter la norme la mieux adaptée pour les lames WSI.