Le masque qui vous convient

Quand on souffre d’apnées du sommeil, trouver le masque qui vous conviendra le mieux est un élément clé. Objectif : réussir à retrouver les nuits réparatrices essentielles à notre santé. Le traitement par PPC (Pression Positive Continue) se compose d’une machine, d’un circuit et d’un masque.

Lors de la consultation avec un spécialiste, la discussion avec le patient s’oriente très rapidement sur ce dernier élément de l’appareillage. Et par la suite, le masque reste au cœur des préoccupations. Il est souvent l’objet de difficultés rencontrées au quotidien par le patient.

 

Tous les patients se souviennent du jour de l’annonce du diagnostic d’un Syndrome d’Apnée du Sommeil. C’est le point de départ de grands changements dans leur vie. Ils redoutent l’arrivée d’une machine dans leur chambre à coucher. Ils ne s’imaginent pas avec un masque sur le visage et craignent le regard du conjoint et/ou des proches.

Lors de la mise en place du traitement, trouver le masque qui convient est donc une étape capitale. Même si le bruit et le poids de l’appareil de PPC sont des caractéristiques auxquelles les patients sont sensibles, c’est bien le masque qui focalise toutes les attentions. On le voudrait léger, maniable, discret, efficace. Un challenge relevé par les fabricants. 

 

Le masque, un élément clé dans la réussite du traitement 

 

Dans un dispositif PPC, le masque, c’est l’interface directe entre le patient et le monde extérieur. Quelle image vais-je renvoyer ? Voilà une question récurrente des patients. Ils viennent d’ailleurs très souvent accompagnés de leur conjoint(e). Ce dernier, déjà témoin des mauvaises nuits, des réveils nocturnes et des ronflements est une aide précieuse pour constater ou non une apnée du sommeil. Et c’est encore à deux qu’ils assistent au rendu du diagnostic et à la décision de la mise en place du traitement. Le médecin ne doit pas seulement expliquer et convaincre son patient, il doit aussi persuader le couple du bien-fondé du traitement. 

 

Une fois que les patients entrent dans la phase d’acceptation de leur maladie, ils se focalisent sur le traitement et son confort. C’est aussi devenu la priorité des fabricants. Des fabricants de plus en plus pointus sur le design et les matériaux choisis. Les équipes de recherche et développement travaillent main dans la main avec les professionnels de santé et les patients. A travers des enquêtes, ils peuvent identifier les besoins et les difficultés des patients apnéiques. A travers des essais cliniques, médecins et patients partagent leurs expériences du terrain pour permettre aux fabricants d’améliorer les produits. Ces travaux de collaboration permettent de voir aujourd’hui une amélioration à plusieurs niveaux :

 

Les matériaux ont évolué vers plus de légèreté et de robustesse.

Les harnais d’attache ainsi que les points de contact avec le visage ont été retravaillés pour limiter la zone de contact et de serrage, et donc les marques gênantes le matin ainsi que les blessures. 

Le positionnement des fuites intentionnelles d’air, qui irritent les yeux et peuvent gêner le conjoint, a été modifié. 

La facilité de nettoyage a été améliorée. Pour laver le masque quotidiennement, il est aujourd’hui facilement démontable et re-montable.

 

Les types de masques

 

Pour garantir l’efficacité d’un traitement par PPC, il est essentiel que le masque soit bien positionné et confortable. Il est important de trouver le masque qui correspond le mieux à chaque personne (morphologie, position pour dormir…). 

 

Il existe aujourd’hui quatre types de masques :

 

Le masque à contact minimal : c’est la dernière génération de masque, conçue pour oublier que l’on porte un masque. Ce masque a été conçu pour libérer le visage grâce à une idée simple : l’arrivée d’air ne se fait plus directement au milieu du visage mais au dessus de la tête, le harnais servant alors aussi de conduit d’air. Le masque offre donc une plus grande liberté de mouvement et un champ de vision dégagé. 

 

Le masque narinaire. Des embouts sont à placer dans les narines. Il était peu utilisé à cause de problèmes de stabilité entrainant des fuites d’air et un bruit très désagréable. Aujourd’hui ce masque est bien stable, et plus fiable, il peut être utilisé plus aisément, surtout lorsque l’on ne supporte pas les autres masques plus imposants. 

 

Le masque nasal. Il recouvre juste le dessus du nez réduisant ainsi la pression exercée sur l’arête nasale. Et il n’y a plus de fuite d’air vers les yeux. 

 

Le masque bucco-nasal. Il recouvre le nez et la bouche. Il est réservé aux patients qui ont une obstruction nasale importante n‘ayant pas pu être réglé par l’ORL avec les traitements habituels. 

 

Selon les recommandations, en France, le masque nasal est prescrit en 1ère intention. La PPC est le traitement de référence du syndrome d’apnée du sommeil. 

 

C’est le médecin spécialiste, après entretien et analyse morphologique, qui dirige les patients vers tel ou tel masque. Le patient(e) dort il la bouche ouverte ? Est-il claustrophobe ? Lit-il le soir ? Porte-t-il des lunettes ? De nombreux paramètres sont à prendre en compte. 

 

Bien mettre son masque

 

Une fois le masque choisi, il faut le mettre et le mettre bien !

Ça n’a l’air de rien mais bien positionner son masque nécessite de respecter certaines règles de mise en place. Cela demande de la précision et de la concentration dans les premiers temps puis les gestes deviendront familiers avec le temps. 

 

Choisir la bonne taille de coussin 

Bien régler le harnais, sans trop serrer. 

Ne jamais obstruer la sortie d’air. 

Raccorder le masque et la machine dans la position où la PPC sera utilisée. 

Réajuster le harnais pour un confort maximal avec un minimum de fuites. 

 

Les effets indésirables à corriger

 

L’adhésion au traitement se joue dans les toutes premières semaines. Pendant cette période, le médecin est très attentif, afin que son patient trouve un confort maximal avec son masque le plus rapidement possible. 

Les effets indésirables que l’on peut noter avec l’interface de ce type de traitement sont : 

 

Des lésions cutanées, des inflammations, des rougeurs. Dans le cas d’un masque nasal, l’arrête nasale peut être irritée. Il ne faut pas attendre que les rougeurs s’installent, il faut agir tout de suite. C’est très souvent un problème de positionnement. 

 

Les fuites d’air dites involontaires. Le masque laisse passer sur le coté, un petit flux d’air. Quand il est près des yeux cela peut entrainer des conjonctivites. La fuite peut aussi gêner le patient, le réveiller ainsi que la personne à coté de lui. Pour compenser, la machine va faire varier sa pression ce qui fausse son fonctionnement. 

 

Dans toutes ces situations, ne restez pas silencieux. Réagissez tout de suite en contactant votre médecin ou le prestataire de santé à domicile. Ce dernier se rend au domicile du patient pour réaliser l’installation du traitement, répondre à ses questions et remplacer les composants du traitement au fil du temps. En cas d’inconfort, il est important de prévoir une consultation bilan avec le médecin spécialiste : comment le patient supporte le traitement ? Y’a-t-il des marques trop importantes le matin? Y a-t-il une bonne étanchéité du masque afin de maintenir un bon niveau de pression. Autant de questions qui ont leurs réponses. Il ne faut pas hésiter à essayer un autre masque. 

 

Mais contrairement à d’autres maladies chroniques, le SAS a cette particularité de pouvoir s’améliorer de façon spectaculaire dès les premières nuits sous traitement. S’il faut une certaine motivation pour la mise en route, ce retour à une vie normale dont parlent les patients ne doit pas être brisé par un masque non adapté. De nouvelles solutions existent aujourd’hui destinées à offrir un plus grand confort aux patients. S’informer reste donc essentiel pour participer au choix du dispositif au côté du médecin spécialiste et du prestataire de santé à domicile.