Future Health Index

Un nouveau vecteur de compréhension et de comparaison
des systèmes de santé dans le monde

09 juin, 2016

Cet indice inédit, fruit d’une étude réalisée par IPSOS à la demande de Philips auprès des acteurs de la santé de 13 pays (dont la France), révèle les tendances relatives aux systèmes de santé et aux transformations en cours ou à venir.

 

Ce premier index de la santé du futur montre que les marchés développés offrent un meilleur accès aux soins de santé et que les marchés émergents sont en tête en matière d’adoption de nouvelles technologies connectées et d’intégration du système de santé.

 

  • L’étude, qui sera menée annuellement, a été réalisée en partenariat avec IPSOS dans 13 pays. Plus de 2 600 professionnels de santé et 25 000 patients ont été interrogés en Australie, au Brésil, en Chine, en France, en Allemagne, au Japon, aux Pays-Bas, à Singapour, en Afrique du Sud, en Suède, aux Émirats arabes unis, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
  • En attribuant à chaque pays étudié un indice moyen sur une échelle de 0 à 100, le rapport du Future Health Index décrit la perception qu’ont les patients et les professionnels de santé de la capacité de leur système de santé à être intégré et à adopter des solutions de santé connectée. Pour améliorer la qualité et l’accès aux soins, les systèmes de santé doivent en effet se transformer, évoluant d’un système de soins en hôpital vers de nouveaux modèles de soins intégrés tout au long du parcours de santé, de l’adoption d’un mode de vie sain à la prévention, en passant par le diagnostic, le traitement et les soins à domicile.
  • Les Emirats arabes unis affichent l’index le plus élevé (65,3) devant les Pays-Bas (58,9) et la Chine (58,1) tandis que l'Allemagne (54,9), le Brésil (50,6) et le Japon (49) ferment ce classement.
  • Avec un index de 54,6, la France se classe au 10e rang des 13 pays couverts par cette enquête.

 

Amsterdam, Pays-Bas - Royal Philips (NYSE: PHG, AEX : PHI) a révélé aujourd’hui les résultats de la première édition du Future Health Index, étude internationale sur le positionnement de 13 pays dans le monde à l’égard des réponses à apporter sur le long terme aux problèmes de santé mondiale, en particulier par le biais de l’intégration des soins et des technologies de santé connectée.

 

L’importance de la prévention au niveau mondial

 

En examinant les perceptions, comportements et attitudes de patients et de professionnels de santé, Future Health Index s’est concentré sur les facteurs clés indispensables pour parvenir à un système de santé plus intégré. Dans ce domaine, l’enquête montre que la Suède, les Emirats arabes unis et les Pays-Bas, avec des indices respectifs de 60,9, 60 et 58,8, sont les pays les plus avancés tandis que le Royaume-Uni (53,7), l’Allemagne (52,8) et le Japon (50,7) ferment la marche, juste devant la France (54,4).

 

Lors des entretiens, il ressort que les pays les plus performants sont ceux qui appréhendent la santé comme un continuum où la prévention joue un rôle majeur. Prévention d’ailleurs permise par diverses solutions de santé connectées.

 

En matière d’accès aux soins, les Pays-Bas, les Emirats arabes unis et l’Australie sont en tête, suivis de près par le Royaume-Uni, Singapour, l’Allemagne, les Etats-Unis et la France.

Les trois-quarts (76 %) des professionnels de santé des marchés développés s’accordent ainsi à dire que les patients ont accès aux traitements répondant à leurs problèmes médicaux, contre à peine plus de la moitié (58& %) de leurs condisciples des pays émergents.

 

Les données abondent, mais les partager constitue toujours un défi

 

En dépit des progrès accomplis dans certains pays pour mettre en place des dossiers médicaux partagés, une grande majorité des patients (74 % dans le monde, 77 % en France) disent devoir redonner les mêmes informations à différents professionnels de santé, et la plupart de ces patients (50 % en France) ont également subi les mêmes examens à plusieurs reprises.

 

Les patients (49 % dans le monde, 59% en France) sont plus enclins que les professionnels de santé (26 % dans le monde, 47 % en France) à penser que les technologies de santé connectée jouent un rôle important dans l’amélioration de la santé globale de la population.

 

Dans tous les pays, professionnels de santé et patients sont partagés quant à la capacité de chaque individu à gérer efficacement son propre état de santé : 56 % des patients (63 % en France) des patients s’en estiment capables, contre 46 % des professionnels de santé (48 % en France).

 

Les principaux enseignements pour la France

 

Bien qu’ayant des points de vue comparables sur l’importance de la santé de la population, les patients et professionnels de santé français ne perçoivent pas la santé de la même manière.

  •  Le vieillissement de la population est davantage considéré comme un problème parmi les professionnels de santé (37 %) que parmi les patients (11 %).
  • Pour 67 % des patients, les soins auxquels ils ont accès par le système de santé répondent à leurs besoins. Les professionnels de santé sont moins nombreux à le penser (53 %).
  • Pourtant, les professionnels de santé sont plus enclins que les patients à évaluer positivement la qualité des soins prodigués en France (79 % pour les professionnels de santé, contre 68 % pour les patients) et d’exprimer leur confiance dans le système de santé du pays (80 % pour les professionnels de santé contre 70 % pour les patients).

 

En France, le partage de l’information est une réalité chez les professionnels de santé ; 83 % d’entre eux déclarent partager souvent ou systématiquement des informations sur la santé de leurs patients avec d’autres praticiens. En outre, plus de la moitié des professionnels (57 %) a déjà l’habitude de communiquer en ligne avec d’autres professionnels au sujet des patients.

 

L’adoption de solutions de santé connectées par le grand public semble, de son côté, compromise par leur coût ; un obstacle à son développement pour 48 % des patients.

 

La dimension humaine de la consultation médicale demeure prioritaire.

  • Seul un professionnel de santé français sur trois (31 %) entrevoit un avenir où tout le monde bénéficiera de la technologie de santé connectée.
  • La majorité d’entre eux (58 %) craint par ailleurs que l’avènement des soins connectés les oblige à être disponibles pour les patients 24h/24 et 7 jours/7.
  • Deux professionnels de santé sur trois (66 %) pensent que les technologies de santé connectées alourdiront leur charge de travail en les inondant de données inutiles, et 60 % estiment que ces technologies seront anxiogènes pour les patients qui recevront une surabondance de données relatives à leur santé.
 
Enfin, lors des entretiens, les professionnels de santé ont souligné que ces technologies devraient venir en renfort et non en remplacement des consultations.
 
Derniers points positifs qui viennent pondérer les observations mentionnées ci-avant :
  • La grande majorité (78 %) des professionnels de santé du pays (contre 56 % des patients) pense que l’intégration du système de santé est susceptible d’améliorer la santé des patients en demande de soins préventifs (71 %), de diagnostic (73 %), de traitement (74 %) et de soins à domicile (78 %).
  • 49 % des professionnels de santé reconnaissent que les technologies de santé connectée améliorent la connaissance des patients et améliorent leur santé.
  • Plus de la moitié des professionnels (59 %) ont eu au moins quelques patients qui ont partagé avec eux des données relatives à leur santé captées par des dispositifs connectés ; sur cette proportion, la majorité a constaté que ce partage de l’information a incité les patients à se conformer au traitement (65 %) tout en permettant aux professionnels de fixer aux patients des objectifs mesurables (53 %).
 
Intégration et partage des données, des solutions pour la santé du futur
 
Que ce soit en France ou dans les 12 autres pays étudiés, patients et professionnels de santé s’accordent à dire que les systèmes de santé doivent couvrir tout le continuum de santé, de la promotion d’un mode de vie sain à la prise en charge au domicile. À cet égard, l’étude met en exergue des éléments spécifiques d'amélioration devant être pris en compte pour favoriser l’adoption d’un système de santé intégré, système qui est gage d’une médecine efficiente, prédictive, préventive et personnalisée.
 
  • Les principaux obstacles à l’adoption de ce type d’organisation sont les démarches administratives - autrement dit, la bureaucratie - ainsi que les coûts, la formation et la sécurité relative à la conservation et à la transmission des données personnelles de santé.
  • 54 % des professionnels de santé (56 % en France) et 43 % de patients (41 % en France) estiment que les démarches administratives générées par les systèmes de santé sont un obstacle majeur à la transformation des organisations de santé de leur pays.
  • Les coûts, la formation et la sécurité des systèmes d’information de santé freinent également la progression. 52 % des professionnels de santé (49 % en France) et 51 % des patients (42 % en France) pensent que les dispositifs de santé connectée entraîneraient une augmentation globale du coût des soins de santé, avec des inquiétudes quant aux ressources nécessaires pour répondre aux besoins connexes tels que la formation et la protection des données, facteurs alimentant des préoccupations communes à tous les pays.
 
Future Health Index, baromètre des perceptions et actions de transformation des systèmes de santé
 
Cette étude sera conduite chaque année afin de mesurer les évolutions de perception et d’analyser les tendances relatives à la transformation des systèmes de santé.
Cette édition 2016 représente la première étape d’une base de données de référence.
 
 
Future Health Index - Résultats
FHI Results

Ce tableau présente le score final de chaque pays, établi par la moyenne des trois indices spécifiques : Accès (au continuum de santé) ; Intégration (du système de santé) ; Adoption (des dispositifs de santé connectée). Chacun de ces trois indices spécifiques, comme le score final, est évalué entre 0 et 100 points. Les cases surlignées indiquent un indice spécifique plus élevé que la moyenne des 13 pays.

 

Pour accéder aux données détaillées mondiales ou par pays de l’étude, merci de consulter :
www.futurehealthindex.com .

A propos de Royal Philips

 

Royal Philips (NYSE : PHG, AEX : PHIA) est une entreprise technologique leader dans le domaine de la santé dont la mission principale est d’améliorer la santé des personnes au travers de solutions et services autour du Continuum de Santé : Mode de vie sain, Prévention, Diagnostic, Traitement et Soins à domicile. Philips utilise des technologies de pointe et s’appuie sur les retours cliniques et les consommateurs pour concevoir des solutions intégrées. L'entreprise est leader dans l'imagerie diagnostique, la thérapie guidée par imagerie, le monitorage patient et l'informatique clinique, ainsi que dans le bien-être, la santé personnelle et les soins à domicile. Basé aux Pays-Bas, Philips a réalisé, avec son portefeuille de solutions Santé et Bien-être, un chiffre d’affaires de 16.8 milliards d'Euros en 2015. Le Groupe emploie près de 69 000 salariés et commercialise ses produits et services dans plus de 100 pays.

 

Les informations sur Philips sont disponibles sur :

www.philips.fr/presse

www.philips.com/newscenter

A propos du Future Health Index

 

Philips a entrepris de mener cette enquête afin de mieux comprendre les perceptions des patients et des professionnels de santé vis-à-vis de la santé connectée et du concept de système de santé intégré. L’étude, qui sera menée annuellement, se fonde à la fois sur des données quantitatives et qualitatives, ainsi que sur des entretiens approfondis. Ces entretiens ont été menés par l’institut IPSOS entre le 24 février et 8 avril 2016 dans 13 pays (Australie, Brésil, Chine, France, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Singapour, Afrique du Sud, Suède, Émirats arabes unis, Royaume-Uni et États-Unis) dans la langue maternelle des personnes interrogées.

 

Les entretiens en ligne, en face-à-face (par Internet) et par téléphone ont été réalisés auprès de l’échantillon suivant :

  • 2 659 professionnels de santé (médecins généralistes, spécialistes, infirmièr(e)s).
  • 25 355 patients adultes.
  • Près de 200 professionnels de santé et 2 000 patients ont été interrogés dans chaque pays (à l’exception des Émirats arabes unis, où 1 000 patients ont été interrogés).
 
Des entretiens d’une durée de 30 à 45 minutes (menés en partenariat avec Schlesinger et IPSOS) avec des professionnels de l’assurance (entre 8 et 10 interlocuteurs par pays en Chine, en France, au Japon, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis) et de responsables politiques (entre 8 et 10 personnes par marché en Chine, en France, au Japon, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, aux États-Unis) ont également été organisés du 7 mars au 11 avril 2016.
 
Le Future Health Index (FHI) est calculé en combinant les réponses données à l'enquête, en proportions égales, par des patients et des professionnels de santé, sur des questions portant sur l'accessibilité au système de santé, sur l'état actuel de leur pays en termes d'intégration du système de santé, ainsi que sur l'adoption de technologies de santé connectées. Le score final varie de 0 à 100 points, et représente la moyenne des trois indices spécifiques : Accès (tout au long du continuum de santé) ; Intégration (du système de santé) ; Adoption (des technologies de santé connectée). Chacun des trois indices spécifiques varie de 0 à 100 points et est pondéré à parts égales avec les deux autres dans l’indice final FHI. Les scores des trois indices spécifiques sont basés sur des ensembles de questions centrées sur des thèmes précis.